Les concerts et la gestion du stress !

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Quand tu es musicien, le plus beau moment reste le partage avec le public. Pour un concert de Rock, l’idéal c’est qu’il y ait une buvette pas trop éloignée de la scène et, surtout, qu’il n’y ait pas de chaises pour s’asseoir… Une fois que le groupe a fait ses balances (bonjour ami Ingé sons) il n’a plus qu’à attendre l’heure du live. Cela peut être long, voire, très long.

Je me souviens d’un concert que nous avons fait chez des bikers avec trois autres groupes au profit d’une association qui œuvre pour venir en aide aux sans-abri. Nous devions passer en troisième position, sachant qu’une grande partie du public venait pour voir et écouter le tribute d’AC/DC de mon ami Jean-Christophe qui passait en fin de concert. Entre les balances et notre montée sur scène, le temps nous a semblé infiniment long. Notre influx nerveux s’évaporait au fil des minutes et, pour ma part, je ressentais presque le besoin d’aller piquer un petit somme alors que le public était déjà là !

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Les deux premiers groupes ont joué, pratiquement deux heures. Je les trouvais super bons et pendant ce temps, les doutes commençaient à s’infiltrer dans les méandres de mon cerveau, petit à petit, jusqu’à devenir bien présents. Les B 59 Pure Rock seront-ils au niveau ? Est-ce que ma voix va suivre ? Les amplis crachaient du décibel à fond la caisse, j’étais crevé de ne rien faire. Ma tête était envahie des suppositions les plus incohérentes les unes que les autres. Finalement, j’ai pris une petite mousse avec mon pote Jim et tout est redevenu clair ! la magie du houblon sans doute.

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Nous sommes montés sur scène et, au premier riff de gratte, tout était lancé avec un parfait équilibre entre le stress et le plaisir. Ouf ! Je sentais que je n’étais pas passé loin du « black-out » qui fait si peur au « guitariste-chanteur-sans-prompteur » que je suis. Vous savez, la goutte de sueur glacée, qui s’écoule lentement le long de votre cou pour venir mourir au creux de vos reins, sans que vous ne puissiez rien faire pour l’arrêter. Eh bien, si je ferme les yeux, je suis en mesure de la ressentir à nouveau, c’est vous dire ce que j’ai dégusté !

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À l’issue du concert, j’ai discuté avec un des chanteurs des premiers groupes. Il disait ne plus ressentir ce pincement au ventre que je lui décrivais et ce, depuis quelques années. Il semblait le regretter ce que, je l’avoue, je n’ai toujours pas compris, mais ça viendra avec le temps, non ?

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